Jules Verne
Collège
Le Pontet
 

6°2 Projet « Musée et écriture »

jeudi 18 janvier 2018, par ADELINE BUISSON

Poème écrit à partir d’un tableau de Djamel TATAH,Sans titre,
1990

C’est un homme très blanc, sans émotion sur le visage,
Vêtu de couleurs sombres.
Il dort ?
On ne sait pas...
On lui parle, il ne répond pas.
Je commence à avoir des doutes...
Je me dis : s’il est dans un parc, il ne peut être qu’en train de dormir sur la pelouse.
Je me rapproche de lui et je vois qu’il est bien là
Mais son esprit n’y est plus.
Un homme dort sur l’herbe
Une rivière passe près de lui
Par endroits, la lumière se reflète dans la rivière
Et se transforme en une couleur dorée.
Il est pâle sur son lit vert, entouré de lumière.
Il est calme et sage, il ne bouge pas.
Il n’y a personne autour de lui, il est orphelin.
Respire-t-il encore ou est-il mort ?

Un homme est à terre, triste et pâle.
Triste, il voudrait s’exprimer,
Malheureux, mal à l’aise et angoissé.
Au ciel abouti, il se réveille et rit.
Il dit : « Je suis enfin au paradis ! »

Dormir, dormir, dormir... jusqu’à l’éternité
Pas besoin de souffrir
Ton corps vole jusqu’aux portes du ciel.
Tes parents sont tristes en regardant ton corps au sol
C’est un de moins dans la grande famille.

Un homme est allongé par terre, sans espoir, sans vibration, sans cœur.
Il ne bouge pas, il est tout blanc.
Est-il mort à cause de la guerre ? Il ne parle plus.
La mer l’a emporté à elle.
Il a pleuré puis il a refait sa vie au paradis.

Un homme dort, couché sur l’herbe.
Pâle, la main pliée, il dort ou il est mort.
Léger, il flotte dans les airs
Verts comme l’herbe qui nous entoure.
L’homme est pâle, comme vidé de son sang.
Il se remémore les guerres et ses camarades de combat.

La tristesse m’envahit.
Cet homme me fait penser à mon papy
Parti il y a trois mois.
Comme c’est bizarre, il est si pâle.
Il a dû mourir dans l’après-midi.
Le fond vert, c’est le vide qui le prend.

L’homme flotte dans les airs comme un oiseau
Il repose à jamais, tranquillement
Posé sur un nuage comme un ange
Solitaire et suspendu dans le temps
Il n’appartient à aucun lieu.
Il montre la solitude et le vide

Quelle tristesse, quelle peine !
Cet homme est-il mort, endormi ou dans le coma ?
Vole-t-il dans les airs ou est-il paisiblement allongé sur l’herbe ?
Si l’on fait pivoter le tableau
Je vois qu’il est debout, contre un mur.

C’est un garçon qui rêve
A la mer qui le berce en chantant
Il est mort en tombant d’un nuage
Alors qu’il regardait les couleurs de l’arc-en-ciel

Cet homme triste pense à sa famille, à ses amis,
A tout ce qu’il a fait pour les protéger.
Allongé, il a l’air fatigué par ses soucis,
Fatigué de se battre
Peu à peu il remontera dans les airs
Et il s’élèvera au pays des rêves

Un homme dort, il dort sur l’herbe d’une plaine
Il dort comme un enfant dans son lit
Il dort peut-être ou peut-être il est mort
Allongé sur l’herbe d’une plaine
Il est très calme dans son lit vert

Cet homme rêvait de sa tendre enfance
Quand il mangeait son goûter avec son aîné
Quand il jouait et rêvassait
Quand il se réveillait, il voyait sa fille qui lui souriait
Maintenant, il est rempli de mélancolie

Allongé sur l’herbe au soleil
Il souffle l’air de la nature.
Il dort ou il est mort ?
On dirait qu’il fait exprès de ne rien dire
Il veut se reposer
Il est là, je le vois mais je ne l’entends pas

Cet homme dort sur un nuage vert
Ou flotte sur une rivière éclairée par les rayons de soleil.
II fait un somme.
Il ne sent pas les algues qui passent au dessous de lui.
Quand il se réveille, il pense qu’il a fait un très mauvais rêve :
Il rêvait qu’il s’était endormi très profondément
Et qu’il ne pouvait plus se réveiller...
Ce n’était pas un rêve, mais bien la réalité.

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